10 jours déjà… un bilan mitigé

C’est dejà le 10ème jour de mon tour du monde, et en vrai le bilan est mitigé.

Attention je suis très contente de vivre cette expérience et d’être partie

Mais le changement de rythme est vraiment beaucoup plus difficile que ce que je pensais.

On aurait tendance à penser qu’un départ en tour du monde c’est une libération immédiate : plus de contraintes, plus de stress, plus de routines. Mais en vrai ce qu’on ressent au début c’est plutôt l’inverse : Fatigue, vide, perte de repères, anxiété. 

Donc j’ai cherché pourquoi :

1 – le sevrage de dopamine. En temps normal le cerveau est constamment stimulé et libère de la dopamine (notifications, interractions sociales, objectifs atteints, validations…). Et la y a plus rien de tout ça donc chute brutale de dopamine. Sensation de vide, perte de motivation, etc. C’est chimique.

2 – la charge cognitive augmente. En temps normal avec des routines et un cadre fixe, le cerveau fonctionne beaucoup pas automatisme, car moins energivore. Sauf que la y’a plus de cadre et plus de routines, tout est nouveau : où dormir, quoi manger, comment se déplacer, où aller… on doit tout traiter consciemment, donc assez paradoxalement on fait moins mais le cerveau travaille plus. Donc fatigue mentale rapide, difficulté à décider, sensation d’être “submergé”

3 – dérèglement du système nerveux 

Bref, c’est une phase de recalibrage neurologique, et c’est très déstabilisant. Apparement ça dure jusqu’à 3 semaines. Plus que deux 

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